A la découverte des sept Terres

sept terres

La vie serait plus sereine pour les êtres humains et pour les djinns s’ils étaient conscients de la raison pour laquelle Dieu (swt) les a créés et les a fait descendre sur terre. A ce titre, ils consacreraient certainement toute leur existence à pratiquer des actes de dévotion. ( wa ma khalakhtou djinni wal insi ila li yahboudouni). Celui qui prie de manière assidue sur prophète, est mieux à même que quiconque, de percer les mystères qui entourent le monde.

La Salatoul Fatiha et les mystères des 7 terres

Dieu a créé les cieux et la terre en 6 jours (sourate 10 verset 3). Les 6 jours renvoient à la notion de « koun fakoun » (soit et cela est !).

Pourquoi une telle affirmation ? Un jour chez Dieu dans la réalité du néant ou la haqiqatoul bast, représente 1000 ans dans le monde chahada ou visible. « Cependant, un jour auprès de ton seigneur équivaut à mille ans de ce que vous comptez » (sourate 22 verset 47 ). La question qui se pose est de savoir sur quel monde Dieu (swt) s’est-IL fondé pour déterminer ces six jours consacrés à la création. Bien entendu, il s’agit des jours du monde Chahada ou visible car si l’on fait le calcul un jour constitue moins d’une tierce dans le monde haqiqatoul bast. Dieu (swt) a donc créé les cieux et la terre en moins de 6 tierces. Cela revient à dire que Dieu a utilisé son VERBE « KOUN FA YAKOUN » pour la création de l’univers et tout ce qu’elle contient.

C’est pour cette raison que les cieux et les terres rengorgent de mystères. Pour voyager dans les profondeurs de la terre et dans la réalité des cieux, les saints qui en ont la capacité détiennent au moins un des deux secrets que nous allons énumérer :

  • Le 1er est le secret contenu dans cette salatoul ala nabi considérée comme l’une des meilleures formules pour prier sur le prophète (psl)
  • Le second, est un secret dissimulé dans le nom de Dieu Latif (le bienveillant)

Lorsqu’un saint récite le secret de Latif pour entreprendre le voyage, il est semblable à un éclair. Il est tel un bâtonnet de lumière qui brille et qui s’envole vers les cieux ou qui s’introduit dans la terre. Ceux qui ont la vision des réalités cachées peuvent en témoigner.

Si en revanche le saint a récité le secret de la meilleure salat sur le prophète, il est alors en présence d’une boule de lumières aussi minuscule qu’un atome, et qu’un profane qui le verrait serait incrédule face à l’idée qu’un être humain pourrait se trouver à l’intérieur. Cette boule de lumière étincelante dans laquelle se trouve le saint, s’enfonce progressivement dans le sol, pareil à de l’eau que l’on verse sur la terre et qui est absorbée par cette dernière. La boule de lumière constitue un bouclier de protection pour le saint se trouvant à l’intérieur. Il pourra ainsi lors de son voyage contempler les mystères que renferment la terre.

Partons à la découverte de cet endroit méconnu des gens, en compagnie d’un saint ayant pour zikr le secret de la prière sur le prophète (psl).  

Première Terre

Les terres sont au nombre de sept. Si l’on commence à explorer la profondeur de la première, c’est-à-dire celle sur laquelle nous sommes, nous nous retrouvons dans un autre univers où l’on aperçoit toutes sortes d’objets précieux très prisés et convoités par les habitants de notre monde comme l’or, le diamant, les pierres précieuses.

Deuxième Terre

Une fois arrivé à la seconde terre, nous constatons que le plafond de couleur blanche, constitué de sable de la même couleur, délimite les deux espaces. La distance parcourue entre les deux est de 50 000 ans si l’on ne dispose pas de hijabs à l’instar des saints détenant le secret de la prière sur le prophète et pour qui, cette distance est réduite à 1 minute et 30 secondes seulement. La 2nde terre est constituée essentiellement d’une argile noire.

Le voyage vers la troisième terre se poursuit. Pour cela le saint continue à réciter le sésame qui lui permet de se déplacer à une vitesse vertigineuse, c’est-à-dire le secret de la prière sur le prophète.

Troisième terre

La distance qui sépare la 2ème de la troisième terre, est de 75 000 ans que le saint parcourt en deux minutes. L’univers dans lequel il est propulsé est de couleur rougeâtre. Si l’on regarde le plafond il est noir à l’image de la boue de la 2nde terre. Cette troisième terre de couleur rouge, Allah (swt) l’a exclusivement réservé au monde qu’IL appelle Lakhraf destiné à une certaine catégorie de gens. Le jour du jugement dernier Dieu (swt) fera clôturé ce monde par une haie de lumière. C’est un endroit paisible où il n’y fait ni chaud ni froid. Il n’y existe aucune décoration pour agrémenter le lieu. Il n’y a ni arbre, ni aucune autre forme de végétation. Il n’y a rien non plus qui pourrait procurer du plaisir ou du déplaisir.

Quatrième terre

En allant de la troisième à la quatrième terre, l’on parcourt un univers de sable rouge tout le long du trajet. La distance entre la 3ème et la 4ème terre est de 25 000 ans. Arrivé à la 4ème terre, la couleur change. La couleur du plafond qui délimite les deux endroits est rouge. Mais la lumière qui se dégage de cet univers est de couleur vert olive. A cet endroit, il n’y a pas un seul espace où l’on n’a pas déployé des tapis de lumière et sur lesquelles sont assis des anges qui récitent sans répit cette merveilleuse salat sur le prophète (psl). Cette salat même qu’utilisent les saints lors de leurs déplacements dans les profondeurs de la création. Les anges assis, ont néanmoins laissés quelques espaces entre leurs épaules pour permettre aux saints qui s’aventurent jusque-là, la possibilité de s’associer à leur zikr le temps d’une visite.

Cinquième terre

Le voyage continue vers la cinquième terre. Le secret de la salat sur le prophète est donc le moteur qui fait avancer la boule de lumière. L’espace que l’on traverse dans les profondeurs de la quatrième terre est recouvert de la lumière vert olive. Parfois ces lumières s’intensifient et deviennent rouge. Cela est dû aux effluves de lumières émanant de la récitation de la salat sur le prophète par les anges, qui est si puissante qu’elle pénètre les tapis sur lesquels ils sont assis et traversent les profondeurs de la terre se mélangeant ainsi aux couleurs naturelles de l’endroit. La lumière est si étincelante qu’on aurait dit que c’est de l’huile renversé par terre et qui au contact du sable ruisselle sans pour autant que sa couleur initiale en soit changée. La distance entre la 4ème et la 5ème terre est de 100 000 ans. La profondeur traversée est très calme et il n’y a pas le moindre vent. La cinquième terre compte parmi les plus belle de cet environnement. Une seule variété d’arbres fruitiers y pousse, et c’est le pommier. Il n’y a pas un espace sur cette terre qui ne soit occupé par un pommier. Les pommes de ces arbres sont comparables aux pastèques de notre monde chahada. Tout y est bien organisé. Les champs sont en ligne droite, les arbres bien alignés les feuilles bien taillées et les fruits d’une saveur exquise. Le sable y est si fin qu’on aurait pensé que c’est de la poussière.

Sixième terre

En franchissant la cinquième terre pour rejoindre la sixième dans ces profondeurs, juste deux mètres plus bas, on est en présence d’une grande étendue d’eau. Cette eau n’est ni salée, ni sucrée. Elle est de couleur bleue et ressemble à de l’eau de mer. La traversée continue dans l’eau cette fois jusqu’à atteindre un autre niveau constitué cette fois de sable blanc qui est recouvert de coquillages et qui fait penser à un fond marin. Grâce au 100ème nom de Dieu appelé « ismoulahil Ahzam », les saints ont la capacité de vivre (manger, discuter, se déplacer) dans l’eau sans se noyer. Le nom Al Madjid leur permet de communiquer avec les animaux vivants sur terre ou dans l’eau. Nous rappelons que la distance entre la 5ème et la 6ème terre est de 18 000 ans.

Septième terre

Une fois le secret de la prière sur le prophète récité, le voyage continue. On traverse une étendue où l’eau et le sable sont mêlés. L’eau est bleue. On se dirige vers la 7ème terre, nous sommes toujours dans les profondeurs de la 6ème terre, et tout d’un coup on sent qu’on bute sur l’aile d’un canard. Au milieu de ces profondeurs un canard est installé au milieu du chemin, les ailes déployées. Nul ne peut passer à moins de détenir un grand pouvoir spirituel à l’instar du grand pôle secoureur et de quelques saints. Quand le canard décide de replier ses ailes pour laisser le passage, la surface traversée est recouverte d’eau bleue. Lorsque l’on sort de l’eau, on accède à un univers où l’on sent un léger vent agréable. Nous tenons à préciser que la distance séparant ces deux terres est de 275 000 ans et parcourue en seulement 5 minutes par les saints. Le sable de la 7ème terre est d’une noirceur particulière. A la droite, on aperçoit un endroit clôturé par un mur noir, et devant la porte se trouve une créature étrange. Sa particularité est due au fait qu’un oiseau mettrait 30 ans à parcourir la distance qui sépare sa tête de son cou. Sans un pouvoir spirituel, il est impossible de voir cette créature dans son entité. Il s’agit de l’ange Malick qui est le gardien de l’enfer. De cet endroit sombre appelé « diahanama », on voit sortir de ses entrailles, du feu et de la fumée.

Il y a un puits à l’intérieur de la clôture appelé « Falakh ». Dans ce puits se trouve un serpent qui a la gueule ouverte. Lorsqu’on y jette une personne, le serpent l’avale et la ressort au milieu des braises et du goudron. L’âme du damné ressort donc dans un endroit lugubre et plein de dangers.

Lorsque l’on continue le voyage et que l’on explore la profondeur de la 7ème terre, on se heurte une fois encore à la forme étrange d’un banc dont, la surface est glissante. En se laissant aller sur cette chose, on se rend compte qu’il s’agit d’un poisson qui porte sur son dos les sept terres. Ce poisson Dieu (swt) l’a évoqué dans le coran par « Nûn, Par la plume et ce qu’elles écrivent » (sourate 68 verset 1). Par Nun, Dieu (swt) fait allusion à ce poisson qui soutient les 7 terres. Nous reviendrons prochainement sur l’utilité de ce poisson à la fin du jugement dernier.

Les sept terres ne forment pas un bloc compact. Elles se superposent et se touchent seulement par l’une de leur extrémité et l’ensemble est supporté par un poisson.

Ce qui amène à se poser la question de savoir pourquoi cet assemblage si spécial ne s’est pas effondré. La disposition parait en effet bancale. Mais en regardant bien sur la gauche, on aperçoit un grand rocher semblable à une montagne qui sert de support          aux différentes terres et les empêchent de s’écrouler. Ce grand rocher est également évoqué dans le coran « Qâf par le glorieux coran » ( sourate 50  V 1). Son véritable nom est « Jabal Qâf ».

Certains disent que nul ne peut connaitre l’invisible excepté Dieu, en citant le verset : « dis : Nul de ceux qui sont dans les cieux et sur la terre ne connait l’inconnaissable à part Allah ». (S 27, V65), alors que Dieu est capable d’ouvrir les mystères du monde invisible à qui il veut. Cependant, l’accès à tous ces mystères est facilité par la lumière de la prière sur le prophète.

A la fin des temps, Dieu (swt) pliera toutes les terres et n’en n’utilisera qu’une seule : celle nommée Lahraf avec son sable rouge où résideront les personnes ayant un nombre égal de bonnes et de mauvaises œuvres. Lahraf sera assez loin de l’enfer pour ne pas que ses habitants soient gênés par la chaleur qui s’en dégage et assez éloigné du paradis pour ne pas qu’ils en ressentent les bienfaits.

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